ArtCatalyse : l'art qui dialogue avec l'environnement

Expositions en cours


  L’art qui dialogue avec l’environnement



David Coste & Sébastien Vonier, Lieux-dits
Maison des Arts Georges & Claude Pompidou, Cajarc

30.09 - 09.12.2018






 







 




 

 












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Communiqué de presse


Martine Michard, directrice de la Maison des Arts de Cajarc, invite David Coste et Sébastien Vonier à vivre une première expérience artistique ensemble, dans l'esprit de recherche et d'incertitude qui les anime.

Les univers singuliers des deux artistes, respectivement sculpteur et dessinateur, qui se connaissent, s'apprécient et s'intéressent à la représentation de l'espace et du paysage, s'intéressent aux registres du primitif et de l'informel, ou du factice, entre réalité et fiction. Travaillant séparément pour leurs nouvelles œuvres présentées dans l'exposition, ils partagent ensuite des intuitions communes, des combinaisons potentielles. Pour inventer autre chose, quelque chose d'inattendu, pour construire à deux un paysage dans l'espace. Martine Michard, commissaire de l'exposition, a mené deux entretiens séparés avec chacun de ses invités en leur posant à peu de choses près les mêmes questions.



 





































































 













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Recherche





























































































































































































Gilles Aillaud

Important



Marika Prévosto

À

sandie hatem

jul 1 à 2h10 PM

Gilles Aillaud, Le silence sans heurt du présent

En coproduction avec les Musées des beaux-arts de Rennes et de Saint-Rémy de Provence, cette rétrospective parrainée par la Fondation d’Entreprise Michelin est la première grande exposition consacrée à l’artiste depuis 10 ans. Une cinquantaine de tableaux provenant de grandes collections publiques et privées seront exposés au FRAC Auvergne.























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Exposition du 10 décembre 2016 au 05 mars 2017.
Fondation Maeght, 623 chemin des Gardettes – 06570 Saint-Paul de Vence. Tél. : +33 (0)4 93 32 81 63. Ouverture tous les jours de 10h à 18h.

Exposition du 10 décembre 2016 au 30 mars 2017.

Espace de l’Art Concret, château de Mouans – 06370 Mouans-Sartoux. Tél. : +33 (0)4 93 75 71 50. Ouverture du mercredi au dimanche de 13h à 18h.

À l’Espace de l’Art Concret, mettant en jeu le concept d’art total dans C’est à vous de voir..., , Pascal Pineau investit les espaces du Château pour en retrouver la fonction originelle, interrogeant la valeur d’usage des œuvres. Expérimentant les limites du décoratif et de l’ornemental, il ouvre un dialogue entre pièces issues de l’artisanat, du design, objets de brocante et œuvres d’art ‘proprement dites’. Ainsi, les salles d’exposition se transforment en une succession d’espaces domestiques fictifs. Cuisine, bureau, salon, chambre d’enfant, suite parentale… chaque pièce peut se percevoir comme un portrait en creux de l’artiste qui pose un regard introspectif sur une trentaine d’années de pratique artistique.

Sur l’invitation de Pascal Pinaud, Alexandre Curtet, fondateur de Loft interior designers, a été sollicité pour concevoir l’aménagement intérieur de ces espaces en dialogue avec ses œuvres, mais aussi celles d’artistes avec lesquels ce dernier partage des affinités esthétiques, comme Noël Dolla, Mathieu Mercier, Natacha Lesueur, Philippe Ramette…







Exposition du 30 septembre au 09 décembre 2018. Maison des Arts Georges et Claude Pompidou, 134 avenue Germain Canet – 46160 Cajarc. Té.  : +33 (0)5 65 40 78 19. Ouverture du mercredi au dimanche de 14h à18h.







 





  







































Nils-Udo, La Couvée, 2018. Marbre blanc de Carrare, terre, arbres. Courtesy Nils-Udo - Galerie Claire Gastaud, Fondation Carmignac, Porquerolles


David Coste, MB photo n°12, impression jet d’encre, 130X130 cm, 2015  

Avec David Coste


Tu t’intéresses à la question de la représentation du paysage. peux-tu spécifier ta relation singulière et personnelle au paysage ?

Tout d’abord, mon rapport au paysage s’inscrit communément dans une question qui traverse l’Histoire des représentations notamment dans le cinéma et dans l’art. C’est une affaire aussi bien culturelle que perceptive et émotionnelle. mais c’est aussi une charge intime liée à mon histoire personnelle, à ma mémoire et à mon inscription dans la société. Au regard de l’histoire, le paysage est un sujet en mutation permanente, même si l’on peut retrouver aujourd’hui des questions déjà communes à des périodes historiquement très éloignées de nous. La perception du paysage s’est surtout modifiée du fait de l’évolution des techniques et notamment des moyens de le regarder et de le traduire, ce qui explique certainement l’engouement et la fascination qu’il exerce sur les artistes. Pour moi, qu’il soit réel ou fictif, le paysage  tente de s’inscrire dans une histoire visuelle qui puise autant dans l’art américain qu’européen. je pense entre autre à Robert Smithson et à ses interventions dans le paysage, à la radicalité des Becher et de Walker Evans. Mais plus proche de nous, à David Claerbout ou à Jim Shaw. Sur un plan plus intime des paysages ont traversé mon enfance : la montagne, les sites industriels mais aussi des bases militaires et les parcs à thème… Je suis persuadé que tout cela a une influence sur mes recherches actuelles  : les zones non préemptées, les espaces délabrés de la société et à l’inverse, les espaces trè marqués par une uniformisation du monde, quand le décor devient une sorte de stéréotype du paysage. De fait, l’uniformisation, la représentation de masse, devient une sorte de cauchemar : l’image internationale des loisirs est un paysage archétypal, assez beau mais aussi pathétique, dramatique, que j’aimerais aborder idéalement dans une forme au croisement de Jim Shaw et Thomas Demand.


À Cajarc, le centre d’art s’inscrit dans une expéimentation des liens entre art et environnement. C’est une des raisons de mon invitation.  Comment penses-tu que ta proposition s’intègre  dans ce contexte?

Ma cabane est une construction d’images avec des images. Il s’agit davantage de convoquer un paysage par touches, par montage, comme une vibration, un atlas, une forme à la fois précise et chaotique. Mes images sont plutôt des constructions intellectuelles que des émotions, mêe si j’espère pouvoir en convoquer chez le spectateur. Le contexte rural du centre d’art m’intéresse tout au temps que l’ultra urbain, on peut y trouver les mêmes signes de notre société. Il y est autant question de ruralité que d’urbanité. Il n’y a pas pour moi d’opposition entre ces deux entités qui, à l’heure d’Internet, se sont largement rapprochés. Je connais les paysages d’ici depuis ma résidence en 2009. J’ai encore en tête beaucoup d’images de ce territoire que je n’ai pas faites et ne ferai peut-êre jamais: tunnels, grottes, ouvertures, mines, montagnes creusés, carrières… elles continuent d’alimenter mon imaginaire.


Si le principe de crér un paysage opère ici, quel scénario privilégies-tu ? Quelle articulation imaginez-vous avec Sébastien ?

Il n’y a pas de scéario en soit, juste de l’amitié et de la connivence. Chacun à sa façon est épris par un désir de liberté— malgré nous — le besoin de ne pas être dans ce qu’on nous demande. Je pense que nous avons un intérêt commun pour le paysage, l’observation, un rapport très fort à la projection, l’idée de laisser une grande place à l’autre. Si je devais distinguer nos deux propositions, il me semble que Séastien part d’un lieu précis et le déploie alors que moi je pars de divers endroits qui convergent autour d’une notion, d’une sensation. 


La question des Hospitalités et plus spécifiquement de l’attention est au cœur de notre réflexion cette année au centre d’art. En quoi l’exposition peut-elle contribuer selon vous à enrichir cette problématique ?

Je ne sais pas si mon travail enrichira cette problématique. J’essaie de faire de l’art, soit des formes qui permettent à l’autre — au public — d’exercer son regard, d’intégrer une oeuvre. mes propositions ne préemptent pas cette capacité du public à regarder, à exercer son regard. Je l’accueille dans mon champ d’intervention, penser à la présence du public c’est une forme d’hospitalité. Il ne s’agit pas d’illustrer un propos mais de le convoquer.











 

























 











David Coste, MB photo n°12, impression jet d’encre, 130X130 cm, 2015  

Sébastien Vonier, Désolation (détail), 5 sculptures format inconnu, 2018

Sébastien Vonier, Désolation (détail), 5 sculptures format inconnu, 2018

Avec Sébastien Vonier


Tu t’intéresses à la question de la représentation du paysage. Peux-tu spécifier ta relation singulière et personnelle au paysage?

Au tout départ de ma pratique artistique, j’ai réalisé des installations et des sculptures qui étaient en quelque sorte des objets souvenirs de lieux pour lesquels il subsistait un attachement particulier. Les formes étaient souvent proches d’objets usuels et j’envisageais qu’elles puissent habiter l’espace intime de la maison. Je trouvais dans mes déplacements une forme de vivacité qui me semblait intraduisible, ce constat m’a poussé à charger les sculptures d’une forme d’ambiguïé entre un objet fonctionnel et un lieu distant, un présent et un passé à l’image du souvenir et de l’expérience. J’aime beaucoup les objets qui ont une force de déplacement mental et physique comme la carte, les objets de voyage ou les prises d’escalade. Depuis peu je réalise des images en dessin et en volume qui sont présentés ici pour la première fois. Les dessins, curieusement, figurent un paysage mais ce n’est pas cela qui a guidé mon désir de les voir apparaître. Ce sont des images d’un lieu mais elles ne cherchent pas vraiment à le qualifier. L’hiver dernier, j’ai ressenti le besoin de convoquer ces masses puissantes et informes que sont les rochers de la pointe de Pern à Ouessant. Les marches nocturnes les faisaient apparaître partiellement à la lueur de la lune. J’ai gardé en mémoire ces présences à peine visibles, ces grands corps informes et monstrueux. C’est la première fois que je dessine réellement, c’est avant tout une histoire de geste, de temps et d’expérience. Chaque nouveau dessin est une aventure intérieure qui s’offre à moi comme un nouveau un territoire dans lequel plonger sans certitude d’arriver à convoquer la bête. En cela ce sont moins des dessins que des sculptures.


À Cajarc, le centre d’art s’inscrit dans une expérimentation des liens entre art et environnement. C’est une des raisons de mon invitation. Comment penses-tu que ta proposition s’intègre dans ce contexte ?

Souvent au démarrage d’une forme il y a un contexte, il peut être géographique ou affectif et souvent les deux sont liés. je travaille régulièrement à des œuvres contextuelles et je fais assez peu d’expositions. Je dirais que cette exposition, ce centre d’art est un lieu, une île inconnue àvisiter avec sa part d’étrangeté et d’incompréension offerte à la dérive. Chacun peut y tracer son chemin à travers les choses qui la composent, libre des analogies qu’il souhaite. Il est certain que cette proposition convoque un environnement qui n’est pas celui de Cajarc et qui fut peut-être le mien à un moment à un endroit.


Si le principe de crér un paysage opère ici, quel scéario privilégies-tu? Quelle articulation imaginez vous avec David ?

J’ai choisi de présenter ici des formes récentes, quelque peu primitives, simples et spontanées, faites le soir, la nuit ou le matin, sur un coup de tête et souvent sur la table de la cuisine. Il n’y a pas de scénario, pas d’histoire définie qui puisse rassurer ou qui puisse se trouver hors-champ des images. Ce sont des formes plus psychologiques que littéraires, parfois je convoite dans la forme figurée autre chose, en m’appuyant sur les matériaux ou sur l’analogie que je peux faire du sujet. Je crois justement que la grosse question du paysage se passe de scénario, ça me semble plutô être un théatre ouvert à toutes les projections possibles. Justement, l’espace de projection est probablement ce qui nous lie artistiquement. Nos deux propositions offrent des choses à voir qui sont de l’ordre du spectacle, du chaos et de la tentative de construction. Mais ce qui est hors-champ, ce qui n’est pas visible, ce qui est la source, est très différent. Alors forcément, cela doit produire une lecture assez étrange. À la fois on en dit beaucoup à travers les images et à la fois on ne dit rien. J'aime particulièement les œuvres que je ne comprends pas et qui produisent chez moi un état de silence avec un tas de projections possibles.

 

La question des hospitalités et plus spécifiquement de l’attention est au cœur de notre réflexion cette année au centre d’art. En quoi l’exposition peut-elle contribuer selon vous à enrichir cette problématique ?

La question qui vous anime est assez belle, je ne sais pas si elle parcourt vraiment l’exposition. Elle pose au centre cette actualité de l’accueil et de l’étranger. En cela les formes choisies sont assez fragiles. Souvent mono-matériaux. La question de l’hospitalité c’est avant tout la question de notre disponibilité à recevoir et à partager généreusement. Ces formes par leurs détails parlent de gestes et de corps hors-champ, ce sont des temps de concentration forts, réalisés  à l’extérieur et ce sont des lettres ouvertes à lire en cheminant.


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